Vendredi 4 novembre 2011
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Le plaisir et le jeu, reconnus dans les textes en maternelle s'amenuisent à l'école primaire et disparaissent au collège. Les élèves, trop souvent ,ne donnent pas de sens
aux apprentissages scolaires et éprouvent des difficultés à faire le lien entre ce qu'ils apprennent en classe et les savoirs qu'ils acquièrent ailleurs. L'enseignant a une dure partie à jouer;
difficile en effet de rivaliser avec le plaisir immédiat que procurent la télévision et internet.
Alors, le bien-être est-il réservé aux seuls privilégiés qui fréquentent les écoles nouvelles, essentiellement privées? Crispation sur l'autorité, importance des notes, course aux classements,
élitisme persistant, sur les bancs de l'école publique, le malaise l'emporte, le stress et la peur d'échouer sont omniprésents. et font perdre une partie du bénéfice retiré dans les
apprentissages.
Pourtant, l'école peut-être un lieu de plaisir mais la réforme à venir doit être qualitative et non quantitative.Ce n'est pas en rajoutant des postes de professeurs que nous gagnerons la partie.
Ce pourrait être cependant une première étape.
Par agir
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Vendredi 28 octobre 2011
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22:51
Eric DEBARBIEUX vient de rendre publique une enquête de victimisation réalisée auprés d'un échantillon représentatif de 18000 collégiens. Qu'apprend-on? Que globalement 86% des élèves
interrogés sont satisfaits du climat scolaire qui règne dans leur établissement, que les relations se dégradent au fil du temps, les petits sixièmes semblent plus tolérants que
leurs aînés de troisième,que les formes de violences les plus répandues sont minimes: vols, insultes; rien de trés médiatique. autre enseignement significatif : l'écart entre les collèges classés
en zone prioritaire et les autres n'est guère probant à l'exception des violences lourdes. L'enquête montre également que les incivilités sont commises par des élèves de l'établissement.
Par ailleurs, 9% des jeunes interrogés se disent victimes de harcèlement par SMS ou internet. C'est un phénomène nouveau qui mérite toute notre attention.
Les solutions sont d'ordre pédagogiques,dans la formation, le travail en équipe. C'est en oeuvrant au quotidien sur le terrain que nous arriverons à instaurer le calme dans nos
collèges et pas seulement avec des caméras de vidéo-surveillance et des clôtures.
Par agir
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Vendredi 21 octobre 2011
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22:46
En 2002, un rapport de l'INSERM recensait 39 cas de suicide par an pour 100 000 enseignants. C'est la profession la plus touchée, suivie de prés par les fonctionnaires de police. Une enquête
récente conduite par Georges FOTINOS, Inspecteur général honoraire et le Docteur J.M HORENSTEIN, médecin-psychiatre à la MGEN nous apprend que 17% des professeurs sont surmenés contre 11%
dans les autres professions. Les principales raisons de ce mal-être? Le manque de reconnaissance professionnelle, les conditions de travail, "le sentiment d'usure, d'impuissance, d'abandon"et à
degré moindre la rémunération. 30% d'entre eux envisagent même de cesser leur fonction dans les années à venir. Les réformes successives liées aux restrictions budgétaires,le manque de soutien de
l'institution,les difficultés des élèves, les classes surchargées et hétérogènes, les attentes souvent démesurées des familles expliquent en partie leur désillusion et leur désarroi croissant.
Le Ministère cherche à y remédier. Les professeurs ont besoin de se sentir soutenus, valorisés, accompagnés. C'est bien le manque de formation initiale et continue qui est ici en cause.Il est
essentiel de mettre aujourd'hui l'accent sur les problèmes de communication, de la gestion des conflits qui sont au coeur de l'acte d'enseigner. Alors, qu'attendons-nous pour donner aux équipes
pédagogiques les moyens d'agir efficacement dans leurs classes?
Par agir
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Vendredi 14 octobre 2011
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Aprés le rapport de l'INSERM en 2005 sur le dépistage précoce des enfants perturbateurs, voilà que le Ministère de l'Education Nationale présente un "dispositif de repérage des élèves présentant
des risques pour les apprentissages" en maternelle. Les enseignant(e)s devraient faire passer des "épreuves étalonnées" portant sur le comportement à l'école, le langage, la conscience
phonologique. Les élèves jugés "à risque" ou "à haut risque" seraient regroupés de façon homogène pendant les heures d'aide personnalisée selon " une ritualisation forte". Une évaluation des
acquis, en fin d'année scolaire, complèterait ce dispositif.
Ce qui est regrettable, c'est la classification d'enfants de 5 ans avec toutes les conséquences sociales que l'on connaît: stigmatisation, tentative de formatage, étiquetage, dévalorisation. Mais
c'est surtout l'importance accordée au comportement qui pose problème. Nous savons tous en effet qu'il peut évoluer au fil des mois, selon les personnes, le contexte , qu'il dépend de la
subjectivité des observations,enfin, l'appel à des notions aussi floues que la "courtoisie" montre bien que le critère scolaire n'est pas seul en question.
Ce programme nie les compétences des enseignant(e)s de maternelle qui savent repérer les élèves rencontrant des difficultés au moment opportun et apporter des réponses adaptées.
"Absurde", "effrayant", "contre-productif", "honteux", les syndicats s'insurgent contre cette mesure et demandent le retrait de ce "dispositif de normalisation des enfants de 5 ans".
Aprés les vagues provoquées par le rapport de l'INSERM , le Ministère n'avait pas besoin de jeter de l'huile sur le feu avec cette initiative déraisonnable et pour le moins sujette à caution.
Par agir
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Vendredi 7 octobre 2011
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22:46
Prôner la morale comme nous y invite Monsieur le Ministre de l'Education Nationale au moment même où les plus démunis se voient privés de cantine dans certaines villes,prévenir le
décrochage scolaire dans des classes aux effectifs surchargés,évoquer l'orientation quand les options se réduisent, nous sommes bien rentrés dans le simulacre et l'illusion. Notre Ecole est à
l'abandon, l'argent, les moyens humains ne sont pas seuls en cause. Nous manquons cruellement d'un projet mobilisateur, d'une vision d'avenir. Les enseignants sont prêts à se mobiliser si nous
laissons la créativité s'épanouir, si le carcan institutionnel se relâche, si le politique abandonne les données budgétaires et comptables pour aborder enfin la vraie question de fond:
quelle Ecole voulons-nous pour nos enfants?
C'est une histoire de valeur de d'avenir.
Par agir
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