Vendredi 22 juillet 2011
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23:02
Au-delà des statistiques du baccalauréat, un phénomène nouveau apparaît cette année. Le bac professionnel est devenu pour certaines familles la voie d'accés à l'enseignement supérieur. En
choisissant cette stratégie de contournement, surtout quand les résultats scolaires sont médiocres, de nombreux jeunes optent pour cette solution.
Comment dans ces conditions faciliter leur accés à l'université? Rien n'a été prévu pour les accueillir et les accompagner dans leurs études. Il n'y aura pas de places supplémentaires dans les
BTS , ni d'ailleurs dans les filières d'alternance. Il ne leur restera qu'à s'orienter par défaut.
Le bac pro risque alors de devenir le miroir aux alouettes. Dommage . De nombreux bacheliers n'y avaient pas pensé.
Par agir
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Vendredi 15 juillet 2011
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22:49
Les 32 bacheliers qui ont obtenu les meilleures notes à l'examen ont été reçus par Monsieur le Ministre de l'Education Nationale; fort bien. Analysons leur cursus: tous viennent des séries
générales et pour cause, 20/20 s'obtient par le jeu des options qui n'existent ni dans les filières technologiques ni professionnelles.. Mais ce n'est pas tout; à y regarder
de plus prés, 24 ont réussi le bac S, 5, le bac ES , 1,le bac L. .Alors, où s'arrête l'excellence? Autre surprise: ces brillants sujets ont tous suivi leur scolarité dans des établissements de
centre ville, un seul était inscrit dans un lycée classé Ambition Réussite qu'il avait d'ailleurs choisi de sa propre initiative.
Où est le problème, me direz-vous?Le réequilibrage des filières du lycée n'a pas réussi; les dysfonctionnements du système éducatif apparaissent ainsi au grand jour. Redorer le blason des voies
technologiques et professionnelles n'est pas encore d'actualité.
Cette cérémonie montre qu'un long chemin reste encore à parcourir.
Par agir
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Vendredi 8 juillet 2011
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22:55
Les résultats du bac viennent d'être publiés et nous constatons une progression nette du taux de réussite dans notre pays.Pour la première fois, en effet, depuis 15 ans, le seuil des 66%
d'admis au sein d'une même classe d'âge vient d'être dépassé (70% de réussite).
Malgré la fraude qui, reconnaissons-le reste marginale,les écarts de notation entre disciplines posent question, malgré les commissions d'entente avant les corrections et les commissions
d'harmonisation qui suivent. Il reste une part d'impondérable dans cet examen comme dans les autres.
Cependant,le poids de l'origine sociale reste encore trés prégnant. Mieux vaut être fille de cadre que fils d'une famille d'ouvriers pour avoir toutes les chances de l'obtenir.
La justice et l'équité ont encore des progrés à faire au baccalauréat comme dans bien d'autres domaines.
Par agir
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Vendredi 1 juillet 2011
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23:52
Le Conseil Supérieur de l'Education va devoir se prononcer sur une réforme sans précédent de notre système éducatif. Le Recteur serait désormais "la seule autorité compétente dans l'Académie".
Les Inspecteurs d' Académie , actuellement directeurs des services départementaux d'éducation, verraient leurs prérogatives diminuer au profit de celles des Recteurs.
Héritiers tous deux du décret -loi de mars 1808, ils n'occupent pas les mêmes positions réglementaires.
Nommé en Conseil des Ministres, le Recteur occupe une fonction éminemment politique, alors que l'Inspecteur d'Académie , recruté sur concours, est un fonctionnaire d'autorité.
Dés lors, les nouvelles orientations gouvernementales laissent craindre une politisation du service public de l'Education Nationale. Cette réorganisation s'inscrit dans le cadre plus large
de la refonte des collectivités territoriales prévue pour 2014 avec l'élection des "conseillers territoriaux" appelés à remplacer les conseillers généraux et régionaux.
Dans ces conditions, ne risque-t-on pas de voir les attributions des Inspecteurs d'Académie se réduire aux écoles maternelles et primaires , le second degré étant entièrement géré par le Rectorat
?
Aprés la suppression de la carte scolaire, la mise en concurrence des établissements, cette volonté de recentrer le politique dans l'action éducative doit nous faire réfléchir.
Par agir
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Vendredi 24 juin 2011
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23:21
La fraude avérée dans l'épreuve de mathématiques de la série S fait débat. Fallait-il neutraliser l'exercice mis en cause, annuler l'épreuve, attribuer à tous les candidats le maximum de points?
D'autres irrégularités apparaissent ; on parle à présent d'une question mal formulée de nature à égarer les élèves, d'une fuite à propos d'un sujet d'anglais et de
physique de la série S. Au delà de la polémique, c'est bien la nature même de l'examen qui est aujourd'hui en cause. Alors, que faire? Remplacer le bac par un contrôle en
cours de formation? Cette solution aurait l'avantage de diminuer le stress des candidats et d'éviter le piège de l'épreuve unique. Mais, elle aurait l'inconvénient d'être plus sévère pour les
garçons, les jeunes défavorisés ou issus de minorités visibles. Ainsi, la part de hasard dans l'évaluation serait augmentée. Les stéréotypes ont en effet une incidence sur les comportements des
correcteurs.
Comment évaluer sérieusement les compétences des candidats? Difficile à apprécier. Le bac traverse une crise à la fois économique (son coût financier est important) et pédagogique qui
renvoie aux difficultés que connaît le lycée. Il est urgent de trouver une alternative pour que cet examen terminal retrouve sa crédibilité.
Par agir
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