Vendredi 13 janvier 2012 5 13 /01 /Jan /2012 22:34

L'évaluation du travail des enseignants est à l'ordre du jour. Longtemps pratiquée par des inspecteurs, elle se réalisait uniquement dans le cadre de la classe. A partir des années 90, avec l'autonomie des établissements, l'évaluation s'est déplacée progressivement vers une forme plus collective. L'inspecteur continue certes à observer le suivi des programmes, les méthodes utilisées mais, il va aussi être attentif aux résultats des équipes pédagogiques, il va examiner les progressions globales des élèves, le nombre de redoublements, les rapports avec les familles.

Ces pratiques ont cours dans l'immense majorité des pays européens mais, plus de la moitié ont introduit en plus une évaluation par le chef d'établissement.

Mais, si demain, l'inspecteur n'était plus qu'une aide à la décision prise au final par le chef d'établissement, la France adopterait une position ultra-minoritaire et irait à contre-courant des tendances actuelles qui associent souvent le collectif et le regard externe. 

L'évaluation actuelle n'est pas satisfaisante. Les inspecteurs, faute de moyens, viennent rarement dans les classes alors que les professeurs le demandent; l'évolution des carrières dépendent de son jugement; de plus, le point de vue d'un observateur extérieur est toujours intéressant pour un enseignant qui a envie de progresser.

Pour être utile, l'évaluation doit combiner à la fois les regards intérieur et extérieur avec des critères larges et diversifiés, être incitative et apporter un meilleur confort dans le travail au quotidien.

Les professeurs sont vigilants, ils ont raison, car elle touche le coeur même de leur métier.

 

Par agir
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Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 22:45

Une option "poids d'équilibre au baccalauréat"!! Oui, vous avez bien lu, c'est ce que préconise un célèlèbre nutritionniste. Vous êtes adolescent(e), vous êtes jeune, vous avez des kilos à perdre, bougez, alimentez-vous correctement et en récompense, vous aurez des points supplémentaires à l'examen. Seule la dimension individuelle est ici prise en compte, or, nous connaissons l'importance des facteurs sociaux et environnementaux dans le surpoids et l'obésité.

Une telle mesure est dangereuse car elle stigmatise l'individu en le culpabilisant, en le désignant comme unique responsable  de son problème de santé. De plus, en érigeant une norme physique en modèle, notre nutritionniste fait écho aux images diffusées à longueur de journée par les publicités, images qui  renvoient à nos propres imperfections que beaucoup ont du mal à supporter. L'adolescence est une période trés délicate durant laquelle le rapport au corps est important , le risque de dérive vers l'anorexie, par exemple existe et ne doit pas être pris à la légère.

Bien se nourrir, prendre soin de soi s'apprend, mais, l'école n'est guère le lieu où on peut inculquer à coup de récompenses, des astuces pour avoir une silhouette idéale. L'éducation ne doit pas être confondue avec le conditionnement.

Par agir
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 22:03

Se retourner sur l'année qui s'achève procure une introspection fructueuse. Le temps se fige en évènements accomplis en bien ou en moins bien. Chercher à trier dans le flot débordant des faits, nouvelles et autres affirmations nous  permet alors de retrouver leur sens et leur hiérarchie d'importance. Hasardons-nous à les regarder de plus prés.

Prisonnier d'une logique comptable, le pilotage de l'Education Nationale s'effectue désormais depuis le Ministère de l'Economie et des Finances.Rendre des postes pour appliquer la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, depuis cinq ans, contraint les responsables à une fuite en avant, contraire aux intérêts des élèves et des enseignants. Plan inégalé qui dégradera l'avenir de la Nation plus longtemps et plus sûrement que les agence de notation ne peuvent le faire. A la dégradation économique s'ajoute maintenant la dégradation scolaire.

L'école est devenue un lieu où les élèves sont évalués de plus en plus tôt et enfermés dans leur symptôme. Malheur aux vaincus, à celles et à ceux qui ne peuvent suivre.Renvoyés de la classe vers l'aide personnalisée, puis vers le soutien scolaire, les cours particuliers, le psychologue, l'orthophoniste, les voies de relégation, les établissements spécialisés. Terminée la formation des maîtres, oubliée la pédagogie!!! "Notre système éducatif fragmente, isole, exclut, répare les pannes individuelles plutôt que de créer les conditions d'un développement collectif."

Il est permis de rêver d'une Ecole plus juste qui s'attache à reconnaître les individus indépendamment de leurs performances et de leur mérite.

Oui, rêvons d'une Ecole où la scolarisation des enfants de deux ans est encouragée,où les réseaux d'aide ne sont plus détruits, une Ecole où chaque établissement reçoit les moyens de mettre en place des dispositifs de soutien et d'accompagnement où la formation initiale et continue des enseignants est performante, actualisée.

Cette reconstruction demande du courage politique et social. L'avenir de l'Ecole ne se tient pas dans son passé comme certains veulent nous le faire croire. Osons nous tourner vers l'avenir, " faisons de notre métier le huitième art et formons dés à présent les Artistes de demain."

 

 

                                                   Bonne et heureuse Année à toutes et à tous!!!

Par agir
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 23:10

"Noël!! J'aime cette ambiance de lumières qui scintillent, de musiques qui carillonnent. Tout décembre nous emporte dans un rêve de promesses de bonheur. La vie se fait douce et joyeuse, guirlandes et chocolats nous redonnent une âme d'enfant. Hélas, ce décor merveilleux cache un problème: l'infernal dilemne des cadeaux. Il y a encore un siècle, dans nos campagnes, le coeur bondissait à la vue d'une orange dans le sabot, d'une simple friandise, ou d'une poupée de chiffon cousue par maman. Puis, la société de consommation déversa ses offrandes. Oranges et bonbons tous les jours, jouets extraordinaires par milliers. Le chausson auprés du sapin ne suffit plus à contenir l'avalanche de paquets. Au début, les cadeaux plus nombreux furent le signe d'une société allant vers davantage de confort et d'aisance. Ils concrétisaient les liens familiaux. L'importance du présent marquait l'attention accordée à chaque relation. Tout cela faisait système, en cristallisant les principes et les valeurs de la famille.Désormais, trop de cadeaux ont fini par tuer le cadeau. A mesure que les objets s'accumulent autour de nous, nous éprouvons moins d'émotion à en recevoir un nouveau. Pauvres gosses qui doivent faire semblant d'éclater de joie à l'ouverture de leur dixième paquet!! Et puis, il y a le doute qui plane, que cache ce cadeau, car de plus en plus l'objet matériel est utilisé comme un substitut du temps ou de l'amour qu'on ne parvient pas à donner. Au point qu'il faille se méfier d'un trop beau cadeau.Enfin, trouver le cadeau qui convient s'avère de plus en plus difficile. Parce que les individus s'inscrivent dans un univers de désirs infiniment plus personnalisé qu'autrefois. Et, savoir ce qui plaît à l'autre est devenu trés compliqué. D'où la revente massive de cadeaux sur internet. Sans mauvaise conscience, les cadeaux perdent trés vite de leur valeur affective. Nous n'hésitons plus à les brader.

Comment sortir de ce piège? Par l'humour et la dérision, en s'amusant du cadeau le plus nul? Ou par une révolution relationnelle, en donnant de l'amour plutôt que des cadeaux? Holà! vous allez bien vite, diront certains!! Un cadeau fait tellement plaisir."

 

                                                                                        Joyeux Noël

Par agir
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Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 23:37

L'enseignement technologique serait-il en crise? Oui, si l'on en croit les témoignages des professeurs auxquels il est désormais demandé d'enseigner des disciplines qu'ils ne maîtrisent souvent pas. Déstabilisés, ils ont l'impression d'être mal considérés; c'est non seulement une culture disciplinaire qui disparaît , mais aussi une pédagogie de détour, de projets avec des contenus adaptés qui favorisaient la pluridisciplinarité et qui offraient une réelle possibilité de promotion aux jeunes issus de milieux défavorisés.

Aujourd'hui, l'élève ne peut se réaliser dans une  démarche d'appropriation du savoir en raison notamment de la lourdeur des programmes et il éprouve des difficultés à donner du sens à sa formation.;

La réforme était cependant nécessaire mais il fallait trouver des champs technologiques attractifs pour mobiliser les jeunes et les intéresser. N'oublions pas qu'un quart des bacheliers provient  de ces filières. Questionnée dans son identité, la voie technologique est en souffrance.

Oubliés de la mastérisation, les enseignants sont en colère et veulent être reconnus dans leur fonction. Et les élèves? Ils ne se retrouvent plus dans ces programmes inadaptés. La situation est même explosive dans certains secteurs. Peut-être faudrait-il s'employer à désamorcer le conflit avant qu'il ne soit trop tard.

 

Par agir
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