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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 08:40
Trés prolixe sur l'Ecole ,de la maternelle à l'université, Nicolas Sarkozy a enclenché en un an,la plupart de ses engagements de campagne, mais la première de ses réformes, la suppression d'un poste de fonctionnaire sur deux a fait descendre dans la rue lycéens et professeurs.
C'est aussi sur le terrain de l'éducation que le chef  de l'Etat a enregistré ses revers les plus cinglants.
Sa première décision, la lecture de la lettre de Guy Môquet dans les classes a avorté.Tout comme la prise en charge d'un enfant mort dans la Shoah par chaque écolier de CM2, immédiatement critiquée par les enseignants et les historiens, jusque dans son propre camp politique. Le discours de Latran sur les valeurs a jeté le trouble dans les esprits et scandalisé plus d'un militant laïque.
Le Président a, en revanche, été mieux inspiré dans sa réforme sur l'université. En fixant avec habileté la concertation et le débat en juillet, quand les campus sont déserts, Nicolas Sarkozy espérait faire passer sans heurt l'assouplissement de la participation financière du privé dans les facultés. C'était sans compter sur la capacité des étudiants à se mobiliser contre la privation des universités pendant six semaines, à l'automne. Ils n'ont finalement obtenu aucune concession mais de simples mesures d'accompagnement.
Au même moment, le ministre de l'Education Nationale multipliait les réformes (assouplissement de la carte scolaire, accompagnement éducatif aprés 16 heures) et lançait plusieurs chantiers plus ou moins aboutis.
La suppression de 11200 postes est difficile à avaler d'autant que Nicolas Sarkozy s'était engagé, pendant la campagne électorale, à "revaloriser la condition des enseignants", leur image, leur statut social et leurs salaires. La grogne perdure surtout chez les lycéens qui refusent d'être sacrifiés sur l'autel des économies budgétaires. L'école primaire, sujet de prédilection de Nicolas Sarkozy a fait l'objet d'une vaste réforme. Suppression des cours le samedi matin,utilisation des heures ainsi récupérées à destination des élèves en difficulté, stages de remise à niveau pendant les vacances, nouveaux programmes recentrés sur les fondamentaux, mise en place d'un service minimum en cas de grève, la liste est longue et les maîtres sont déstabilisés tant par la précipitation que par les finalités qui les sous-tendent.
Et, là encore, le Président cristallise les critiques d'un corps enseignant qui réclame de la concertation et des échanges. 
La fin de l'année et la  prochaine rentrée scolaire risquent d'être difficiles.  
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