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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 23:22
Alors qu'un demi-million d'élèves s'apprêtent à monnayer leur nouveau diplôme, 120000 jeunes ont quitté l'école, cette année, les mains vides, parfois avant 16 ans, âge de la scolarité obligatoire. Peu visibles dans un pays marqué par sa tradition d'élitisme républicain, ces "décrocheurs" sont les premières victimes de la crise.
Déjà, dans la génération sortie en 2004 du système scolaire, 32% des sans-diplômes sont toujours hors de l'emploi (contre 17% chez les titulaires d'un BEP ou d'un CAP, et 14% dans l'ensemble la génération).
Autre problème, depuis 2 ans, le nombre des sorties sans diplôme ne décroît plus. La France consacre pourtant 6,6% de son produit intérieur brut à l'éducation. La loi d'orientation de 1989 avait fait le pari de conduire 100% d'une classe d'âge à un diplôme. Mais voilà,le système scolaire est organisé pour des élèves "bons" ou "moyens". Des solutions partielles ont été trouvées pour celles et ceux qui décrochent trés tôt, grâce, en particulier, aux 250 classes-relais. Les difficultés se corsent à 16 ans, lorsque cesse l'obligation scolaire. 2% s'arrêtent aprés une classe de seconde, 5% aprés avoir commencé à préparer un CAP ou un BEP que, bien souvent, ils n'ont pas choisi. A ces "décrocheurs" s'ajoutent 10% des jeunes qui échouent à leur examen et ne le repassent pas .
Officiellement, l'Education Nationale s'occupe d'eux: obligation d'acquérir le socle commun des connaissances en fin de troisième, aide individualisée, accompagnement éducatif, le soir, aprés l'école.Ces mesures sont efficaces pour des élèves en difficulté légère mais butent sur la grande difficulté.
La Commission HIRSCH sur la jeunesse a proposé de déplacer de 18 à 16 ans la journée d'appel à la défense. Elle a préconisé, en outre, la prise en charge ce ces jeunes, dés leur décrochage , pour les engager dans une formation ou pour les préparer à entrer dans la vie active.
Par ailleurs, l'Etat vient de signer avec les régions des conventions visant " à réduire le nombre des jeunes sans formation ou emploi".
Pour ces publics, le problème dépasse largement la simple difficulté d'apprentissage. Ils sont dans une situation complexe où se mêlent des composantes sociologiques, économiques, psychologiques. Pour les aider, il faut que les enseignants soient épaulés par d'autres professionnels.
Ces mesures ont un coût. Aura-t-on le courage de mettre dans ces actions les moyens necessaires? L'Etat a su renflouer les banques en temps utile Il serait impératif aujourd'hui de soutenir les plus démunis de nos concitoyens qui méritent le concours de tous les acteurs de la société civile. C'est un investissement à long terme dont nous toucherons les bénéfices à la différence de la spéculation financière.
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