Partager l'article ! L'ancien et le nouveau!!!: Difficultés d'apprendre et difficultés d'enseigner s'inscrivent dans une longue histoire. Dans la première partie d ...
Difficultés d'apprendre et difficultés d'enseigner s'inscrivent dans une longue histoire. Dans la première partie du XIXième siècle, pour devenir maître d'école, il fallait d'abord être moniteur, choisi parmi les meilleurs élèves, il avait en charge l'instruction des plus jeunes. S'il persévérait, il était promu sous-maître. Payé par la commune en fonction de ses moyens, il sollicitait également les familles qui le rémunérait selon le niveau d'étude demandé. Ainsi, apprendre à lire coûtait moins cher qu'apprendre à écrire; seuls les moins démunis pouvaient apprendre à compter.
Il fallut un siècle pour passer de ce "mode" individuel à un "modèle" simultané, associé à la baisse du nombre d'élèves par classe, puis vint la création d'un corps d'inspecteurs fonctionnaires et des écoles normales.Il fallut un autre siècle pour mettre en relation l'enseignement primaire et secondaire.
En même temps que s'élargissait le public scolaire en direction des familles les moins fortunées, la question des modalités d'enseignement s'est posée. La proximité des origines sociales a alors montré ses limites.C'est Jules FERRY qui mit en place la formation des formateurs et les premières chaires de "sciences de l'éducation" dans les universités.
Aujourd'hui, le mépris affiché pour la recherche a pour conséquence un grand bond en arrière et, nous retrouvons au passage bien des échos aux temps anciens , de la concurrence sans carte scolaire, aux fondations charitables, en passant par le désengagement de l'Etat.
Mettre devant les élèves des étudiants non formés à l'exercice du métier est une extraordinaire régression. "Tout change mais, au fond, rien ne change".Le niveau de formation "académique" des maîtres n'entraîne pas automatiquement l'élévation des performances des élèves. Qu'on se le dise!!!