615625, c'est le nombre de candidats au baccalauréat en cette année 2008, et cette année encore les questions n'ont pas manqué. Faut-il le supprimer? Le modifier? Quelle forme donner aux nouvelles
épreuves?Le bac, oui mais avec plus ou moins d'options? Examen terminal ou contrôle continu? Ces interrogations sont régulièrement posées, font l'objet de débats et pour cause: les Français
sont trés attachés à leur bac.
Un récent sondage le démontre; nous sommes plus nombreux encore à considérer cet examen comme trés important pour réussir dans la vie professionnelle, nous pensons qu'il permettrait
même de favoriser l'accés à l'emploi. Un résultat en apparente contradiction avec l'idée assez répandue selon laquelle le bac ne vaudrait plus rien.Nous sommes nombreux en
effet, à penser qu'" il est plus facile à obtenir qu'autrefois", qu"il serait même donné à tout le monde"; de plus, il coûte cher, mobilise quantité de correcteurs et réduit le troisième
trimestre à la portion congrüe. Chaque année, des voix s'élèvent pour dénoncer cet état de fait mais rien ne change.
Pourquoi ce paradoxe? Est-il le produit d'un conservatisme bien français? Je ne le crois pas. En fait, le baccalauréat n'est pas un examen comme les autres. C'est une étape, un cap,un
rite, une consécration, la fin des études secondaires et un commencement, celui de l'enseignement supérieur, c'est à la fois un épilogue et un prologue réunis sous le même vocable.Nous pourrions le
comparer, toutes proportions gardées, avec ce que fut, jadis,le service militaire. Un repère autour duquel les générations se reconnaissent.
Si le bac doit évoluer, c'est d'abord dans cette dimension quasi initiatique qu'il devra s'inscrire.