Le rapport sur " le développement de l'offre d'accueil de la petite enfance" présenté début juillet par Michèle TABAROT, députée UMP, s'inscrit contre l'école maternelle dans sa forme
actuelle. Son auteur reconnaît cependant que ce mode d'accueil est économique (4660 euros par enfant et par an contre 25488 euros pour une garde à domicile). Mais, relève M.TABAROT" la
scolarisation précoce ne convient pas à tous les enfants de moins de trois ans et ne peut-être développée dans les écoles que lorsque les conditions d' accueil , les locaux, l'encadrement, la
pédagogie sont adaptés".
Il est surtout reproché à l'école maternelle son inadaptation à la vie des parents et des entreprises, elle ne fonctionne que 140 jours par an, le taux d'encadrement y est plus faible et la
présence des enfants trés irrégulière. Seuls, 14% des 2 - 3 ans fréquentent l'école toute la journée. Le rapport confirme, en outre, le déclin de la scolarisation à 2 ans, passée
de 35% à 20% entre 2000 et 2007; ce sont les ZEP qui sont les plus démunies alors que nous connaîssons les effets bénéfiques de la maternelle sur les enfants de milieux
défavorisés.
M.TABAROT propose la création de " jardins d'éveil"destinés aux enfants de 2 à 3 ans. Selon elle, ils faciliteraient la découverte de nouvelles expériences, stimuleraient l' apprentissage
linguistique. Ouverts de 7 heures à 19 heures, congés scolaires compris, ils fontionneraient avec un taux de 1 adulte pour 12 enfants. Les communes auraient en charge la responsabilité de ce
service qui serait payant.
Alors que la tendance vise la scolarisation des gardes d'enfants, ce rapport tranche en sens inverse.
L'école maternelle semble entrer dans une nouvelle ère. Sans oser attaquer ses principes, le rapport TABAROT appelle à sa disparition.