L'école doit évoluer pour permettre à tous les enfants de réussir leur scolarité. Ce blog est le témoignage ,les reflexions de pédagogues soucieux de transformer le système éducatif.
Par agir
"Rendre le temps scolaire aux élèves et aux enseignants", tel est le mot d'ordre lancé par le Ministère de l'Education Nationale pour tenter de reconquérir le mois de juin.
Le baccalauréat va débuter cette année une semaine plus tard que prévu et l'épreuve de français de première sera reculée de 10 jours. Les conseils de classe de seconde seront repoussés au 15
juin, ceux de première au 11. Dans de nombreux établissements, le "gain effectif" de cours sera plutôt d'une semaine que de deux ou trois.
La répercussion sur l'organisation des examens devrait être acceptable si les rectorats font appel à des surveillants auxiliaires.
Cependant, les effets de la prolongation de l'année scolaire seront minimes et ne suffiront pas à eux seuls à lutter contre "les révisions spontanées" qui taraudent les lycéens à l'approche
des beaux jours et du baccalauréat.
Cette tentative de reconquête évite, de fait, à poser le problème de la nature même de cet examen terminal.
Nous savons parfaitement que le résultat peut-être prédit à partir de quelques matières seulement alors que, le bac, dans sa forme actuelle, exige une épreuve dans chaque discipline prévue au
programme.
Le Ministère ne prend pas partie et tente de concilier l'allègement et le maintien d'un examen qui multiplie les épreuves. Ce n'est pas un exercice facile.
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