Le baccalauréat reste, en France, un rite de passage alors que, dans bon nombre de pays développés, c'est l'entrée à l'université qui prévaut.
Avec cette année 66,4% d'une classe d'âge qui a obtenu ce précieux sésame, notre pays se situe dans la moyenne européenne.Mais,chez nous, cet examen est sélectif alors que nos voisins ont
opté, pour la plupart, pour le contrôle continu.
Tous les bacheliers ont le droit de s'inscrire à l'université où 64% des postulants obtiendront leur licence.
Aujourd'hui, en France, 40% des 25-34 ans possèdent un diplôme d'enseignement supérieur; ils étaient 20% il y a 20 ans. Nous pourrions nous réjouir de cette belle évolution mais, à titre
de comparaison,les Etats-Unis avaient déjà atteint ce score à pareille époque.
C'est l'efficacité des formations universitaires et surtout leurs débouchés ultérieurs qui constitue en France le problème majeur.
Les options liées au bac sont choisies, dans les autres pays , en fonction du projet d'orientation des jeunes; chez nous , c'est essentiellement un moyen d'obtenir un bac scientifique; la
plupart des lycéens ne savent pas comment ils le monnaieront par la suite.
Au moment où l'UNEF, principal syndicat étudiant note une diminution des inscriptions à l'université de 20% en moyenne, il serait souhaitable de remédier rapidement à cet état de fait.