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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:06

Voyage lance l'errance, qui ne bouge n'apprend pas. Le voyage est d'abord et avant tout initiatique, il devient chemin que l'on parcourt vers l'autre en s'oubliant soi-même, en s'ouvrant sur le monde. Cette quête de reconnaissance traverse les siècles. Hier, les étudiants du Moyen-Age sillonnaient l'Europe, d'université en université. Tous nos grands auteurs se sont d'ailleurs nourris de ces expéditions lointaines qui leur procuraient des extases littéraires. Aujourd'hui, Erasmus est un des derniers rêves des créateurs de l'Europe. C'était il y a trente ans.

Le programme Erasmus porte en lui deux valeurs. C'est en voyageant que nous découvrons de nouvelles méthodes, d'autres manières de travailler, d'autres approches inédites qui permettent d'enrichir notre propre expérience, d'avancer vers l'excellence, avec, en prime, la maîtrise d'une autre langue.

La seconde valeur est, bien sûr, la connaissance de l'autre, venu d'autres nations, pétris d'autres cultures. Se découvrir différents mais semblables. Dans un monde fractionné, atomisé, ghettoïsé, ces jeunes, grâce à Erasmus ouvrent des portes et se tendent la main.

Des liens se tissent ainsi dépassant les clivages idéologiques, culturels, politiques. Ces jeunes là ne pourront pas se faire la guerre et c'est heureux!!

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:11

100 000 enfants répertoriés par l'administration, en danger par la violence d'un de leurs parents. Nous sommes bien en France où, chaque jour, 2 gamins sont blessés ou  meurent sous les coups d'un de leurs géniteurs. Et ce phénomène écoeurant  touche de plus en plus de familles qui, sous sous prétexte de "punitions éducatives" , maltraitent leur progéniture. Cette violence débute souvent par un geste apparemment anodin, la fessée ou la gifle. Illégales dans 44 pays dont 20 au sein même de l'Union européenne, ces pratiques sont considérées en France comme un acte "banal'", "normal" de l'éducation, à la discrétion des seuls parents. Aucun texte ne l'interdit, malgré toutes les lois sur la maltraitance, malgré la Convention internationale des Droits de l'enfant de 1989, les tribunaux français refusent de les condamner, faisant référence à un "droit à la correction" qui date de 1819!!!

Le gouvernement actuel a bien tenté de légiférer sur ce sujet mais le Conseil d'Etat a cassé cette décision jugeant que le dossier était plus éducatif que judiciaire et rejetant au passage une proposition de loi proposant de déclarer illégale toute violence contre les enfants.

La fessée ou la gifle, rèpêtons-le, n'ont aucune portée pédagogique si ce n'est  de montrer la faiblesse et la peur des parents qui ne sont ni maîtres, ni propriétaires de leurs enfants. Chacune et chacun nous doit comprendre que, face à l'énervement qui peut conduire à la violence, il faut apprendre à surseoir à la pulsion,à se maîtriser..

Le contrôle de soi est essentiel. C'est sans doute le propre des êtres humains mais, à y regarder de prés, nombre d'entre nous ne sommes pas encore entrés dans l'Humanité.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 08:17

La France change de visage, elle devient métissée, plurielle, plus colorée, plus riche, plus belle, plus forte. Comment sauvegarder alors son unité? L'école se doit de relever le défi de cette pluralité pour nous permettre de cheminer vers un vivre-ensemble salvateur en matière d'avenir. Oui, l'école doit faire de nos différences une source d'enrichissement. Pour cela, les enseignants, toutes disciplines confondues, ont une mission essentielle: ouvrir l'esprit de leurs élèves, leur inculquer l'art d'écouter l'autre, de prendre en compte ses points de vue.Certes, cette connaissance est présente chez les professeurs mais demeure encore trop rarement activée. Enseigner les subtilités de la langue à partir des sens multiples des textes et des discours est à la portée de tous les acteurs du système éducatif.

L'école devrait être un lieu d'échanges, de plaisir,et de discussion à condition que les élèves s'y sentent chez eux. Pour apprendre à se connaître, à s'apprécier, rien ne vaut la mixité sociale et ethnique. Appelons donc les parents qui croient encore à une société apaisée, tolérante, à ne pas fuir égoïstement les établissements où certaines familles souffrent de conditions sociales défavorables. La solidarité commence là, le vivre-ensemble se réalise ici. Les élèves pauvres y gagneront en espérance tandis que les autres, plus aisés grandiront en humanité et en empathie. La cohésion ainsi créée au sein de l'école deviendra réelle au coeur de la société.Pour un meilleur vivre-ensemble/

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 08:05

La politique publique de l'éducation est défaillante dans notre pays qui est, selon une récente enquête de l'UNICEF, l'un des plus inégalitaires du monde développé.Pour un Etat qui fait de l'éducation son premier poste budgétaire, scolarise ses enfants à partir de 3 ans, un tel constat dramatique devrait appeler les responsables politiques à se saisir du sujet.

Malheureusement, le débat public reste prisonnier de postures et d'une vision purement comptable de l'éducation. Les failles du système français sont pourtant clairement identifiées: manque de formation des professeurs,rigidité et centralisme excessif, uniformité de l'enseignement dispensé et des moyens alloués. Le vrai défi est de changer le quotidien des enseignants, de les rendre acteurs de leur métier, d'arrêter de les infantiliser.

On dit souvent que l'Education nationale est irréformable. Il faut donc inventer une nouvelle manière de procéder. Si l'enseignement est un objet politique comme un autre, sujet à débat, l'objectif de la réussite pour tous n'en est pas un et devrait rassembler l'éventail le plus large autour de lui. Ce sera donc de la responsabilité du prochain Président de la République et de son gouvernement, quelle que soit la couleur politique, de lancer, dés le début du quinquennat, une grande consultation transpartisane, ouverte sur la société civile et les acteurs du monde éducatif, pour permettre de dessiner cette révolution scolaire dont la France a plus que jamais besoin.

Un "Grenelle" de l'Education en quelque sorte, à la hauteur du défi lancé par ces milliers de jeunes auxquels le système ne répond plus.

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 08:14

En 2012, François HOLLANDE l'avait promis: la jeunesse serait placé au coeur du quinquennat. Alors que celui-ci s'achève et que les grandes mesures en la matière se sont faites rares,14 jeunes âgés de 9 à 17 ans composent désormais le collège des enfants du Haut Conseil de la famille, de l'enfance et de l'âge.Pour la première fois, des mineurs vont émettre des avis officiels non contraignants sur des projets de loi qui les concernent.

L'idée d'écouter les enfants résulte de l'individualisation croissante de la société Alors que dans les années 20, la conception même du bonheur passait nécessairement par la famille, à partir des années 60, émerge la notion de bien-être individuel. Peu à peu, l'enfant devient un sujet de droits particuliers, comme les femmes, comme les malades, avec cependant une nuance de taille.C'est certes une personne comme une autre mais, pas tout à fait, puisqu'il doit être protégé des adultes car c'est un être en construction.

Leur donner la parole est une avancée à condition cependant qu'ils aient des moyens d'action. L'écueil serait de ne déboucher que sur de belles intentions peu suivies d'effets. L'expérience des conseils municipaux de jeunes est à cet égard éclairante. Peu d'entre eux disposent d'un budget qui permette de trouver des débouchés concrets aux idées avancées.

L'avenir nous dira si la jeunesse compte vraiment dans notre société. C'est une question essentielle si nous voulons demain avoir des adultes responsables, soucieux du bien commun.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:08

L'OCDE qui évalue tous les trois ans les élèves de 15 ans en mathématiques, sciences, lecture est  devenue une référence. Cette enquête, PISA est-elle le reflet de ce qui s'apprend en classe? Certes, elle fournit une mine d'informations sur l'état de notre école mais elle ne dit pas tout. Elle mesure des compétences essentielles mais n'évalue pas les compétences sociales, civiques, morales, artistiques plus difficiles à traiter par les statistiques. Ce qui est regrettable, c'est que PISA ne mesure pas non plus la maîtrise des programmes scolaires mais se focalise sur tout ce que tout jeune devrait posséder pour avancer dans sa vie future/ aptitudes à utiliser ses savoirs dans des contextes quotidiens, capacité à comprendre, analyser, raisonner, ce qui est assez réducteur.

Plus problématique est l'usage qui est fait de PISA. Tous les trois ans, l'attention médiatique se porte sur les classements des pays, du meilleur au moins bon. Or, il faut savoir que l'étude porte sur de petits échantillons d'élèves et présente des marges d'erreurs.

Mais surtout, PISA ne prend en compte que des jeunes de 15 ans scolarisés, ce qui engendre des ambiguités, car tous les pays n'ont pas cette exigence.

Reconnaissons toutefois que la nouvelle édition de PISA confirme que l'école française reste malade de ses inégalités. La relation entre performance et milieu socio-économique est l'une des plus fortes de l'OCDE. Est-ce à dire que les efforts entrepris ces dernières années, scolarisation précoce, refonte de l'éducation prioritaire, dispositif "Plus de maitres  que de classes" ont été vains? Les réformes mises en oeuvre par l'actuelle majorité portent sur le primaire, et en cette année 2016-2017 seulement sur le collège.

La refondation de l'école pourra être pleinement évaluée à l'aune de PISA 2018, voire 2021. Attendons et surtout, ne relâchons pas nos efforts!!!

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 08:17

Nous le savons, il existe plusieurs jeunesses en France. L'une, insérée dispose à la fois de la formation et du capital culturel qui souvent l'accompagne. A l'abri du besoin, elle trouvera demain sa place dans la société. L'autre, par contre, vit dans l'incertitude, peu formée, peu instruite, reléguée territorialement et socialement, elle alimente cette masse de jeunes de moins de 30 ans, qui n'est ni dans la vie active, ni dans le système éducatif, ni en formation. Une véritable bombe à retardement. Cette jeunesse là est massivement au chômage ou en CDD. L'explosion du coût des logements lui a rendu inaccessible l'idéal d'émancipation. Elle vit par conséquent plus longtemps chez les parents par obligation et non par choix.

Les transports constituent pour ces jeunes un enjeu-clé:difficulté d'obtention et du coût du permis de conduire, des transports en commun. Enfin, cette jeunesse n'a pas de véritable représentation politique. Bien sûr, les mécanismes de redistribution et d'insertion sont là pour lui rendre le quotidien plus acceptable mais les choix décidés par la collectivité favorisent bien plus les seniors et les retraités. C'est logique compte-tenu de leur sur-représentation massive parmi les électeurs!!!

Et pourtant!!! Cette jeunesse nourrit les bataillons de l'ébranlement démocratique qui traverse la société française. Quand prendrons-nous conscience que nous ne pouvons laisser sur le bord du chemin une partie de cette jeunesse qui est aussi notre avenir. Il est grand temps de nous en occuper sérieusement et de lui donner enfin la place qu'elle mérite!!!

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:13

Se promener, rejoindre des amis, rentrer de l'école tout seul est devenu un exploit. Et pourtant!!! Nos arrières grands-parents pouvaient se balader seuls et aller pêcher dans un étang, à prés de dix kilomètres. Le grand-père marchait trois kilomètres aller et retour jusqu'à l'école. Le père, lui aussi allait seul à l'école ou à la piscine distantes d'un kilomètre et demi de son domicile. Quant à son fils, il n'a pas le droit de s'éloigner de plus d'une centaine de mètres de la maison, va à l'école en voiture, joue sous la surveillance de ses parents, fait du vélo dans des endroits "sécurisés".

Que s'est-il donc passé?  Les parents expriment des peurs "irrationnelles", en partie alimentées par les médias pour expliquer la prédominance de ces comportements surprotecteurs, jugent leur rejeton trop jeune, pouvant être approché par des inconnus. Eduquer revient alors à neutraliser les risques. 

Résultat: les enfants ont de moins en moins la possibilité d'explorer, d'expérimenter. Or, jouer sans surveillance est pourtant essentiel à la construction de l'autonomie et de la confiance en soi.Dans ces conditions, comment apprendre la sécurité sans se confronter aux dangers? Comment découvrir les possibilités et les limites de son corps?

Aujourd'hui, les réseaux sociaux deviennent les nouveaux terrains vagues, des espaces de liberté où les jeunes échappent enfin au regard des adultes, où ils se retrouvent avec leurs pairs et où, malheureusement le péril est tout aussi important, sinon plus!!! Ce qui est plus inquiétant ,c'est que nos enfants sont capables d'identifier plus d'une centaine de logos d'entreprise mais moins d'une dizaine de plantes originaires de leur région. Déconnectés du réel, emportés dans le virtuel.

Alors, parents, n'attendez plus, détendez-vous, faites confiance à vos gamins et mettez-les dehors!!!

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 08:05

Noël approche et voilà que quelques élus ont pris une initiative pour le moins curieuse: ériger une crèche au sein de quelques mairies.Or, la crèche n'est pas anodine dans notre civilisation judéo-chrétienne. C'est un objet incontestablement cultuel. Dans un pays où un habitant sur deux se déclare indifférent à toute foi religieuse, il est discriminatoire de privilégier ainsi une religion dans les édifices officiels.En effet, les mairies sont des maisons du peuple tout entier et non des seuls croyants. Nous ne devons pas oublier que la neutralité qui s'y impose est le signe évident de leur nécessaire universalité. Vouloir s'en affranchir, c'est imposer un privilège attentatoire au principe d'égalité.

En revanche, la crèche est légitime dans une vitrine de magasin, dans une devanture de théâtre, dans un lieu de culte ou un domicile privé, bref, dans tout espace sans rôle étatique officiel. La séparation de l'Etat et des Eglises doit s'appliquer à tous les niveaux des collectivités territoriales.et le respect d'une telle exigence de neutralité n'a rien d'offensant pour la religion comme le précise l'article 28 de la loi du 9 décembre 1905.

La laïcité  ne consiste nullement à raturer toute trace des religions dans l'espace public mais à traiter également les divers croyants, les athée,ou les agnostiques. C'est la raison pour laquelle une crèche n'a pas sa place dans une mairie même en invoquant l'art ou la culture pour justifier de son installation.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 19:49

En 1905, la laïcité, séparation de l'Eglise et de l'Etat avait pour but de lutter contre l'influence, jugée à l'époque excessive du Vatican sur les conscience et la jeunesse, perçue comme un obstacle à la vocation de la République de former des citoyens. Un siècle plus tard, l'enjeu est un peu différent. L'objectif de la laïcité est de construire l'inclusion et l'intégration et non plus la séparation.

Dans les générations précédentes, les savoirs appris à l'école permettaient aux enfants d'immigrés de s'élever dans la société. Aujourd'hui, ce n'est plus le cas; ces mêmes jeunes ont l'impression que la culture scolaire ne sert à rien, et rejettent du même coup, les valeurs, la laïcité et la démocratie pourtant inculquées par l'institution éducative.

Quelle que soit l'évolution de la société depuis un siècle, elle doit poursuivre le même objectif: pacifier plutôt que stigmatiser les individus ou attirer les haines, elle doit être porteuse de cohésion sociale notamment pour les jeunes sans repères. Encore faut-il que d'autres facteurs d'intégration comme le système scolaire, la formation ou le marché du travail l'accompagnent et la complètent.

Plus que jamais indispensable, la laïcité ne peut tout  résoudre à elle  seule. Ce principe reste malgré tout une des plus belles conquêtes qui mérite qu'on la préserve et qu'on l'universalise.

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