Vendredi 1 juin 2012
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22:08
La semaine de 5 jours fait débat, ce n'est pas nouveau. Depuis plusieurs decennies, les rythmes scolaires font la "Une" de l'actualité. Beaucoup de discussions, de querelles, de bruits; les
hôtelliers, les voyagistes,beaucoup de parents d'élèves donnent de la voix pour demander le maintien du statut quo.Gageons que si une concertation sur la semaine de 3 jours était
organisée, une majorité opterait pour cette mesure avec pour seul souci, l'intérêt de l'enfant, bien entendu!! En matière d'éducation, la France est devenue, par manque de courage, une Nation où
la seule chose que l'on prétend sauver, ce sont les apparences.De tous les grands pays occidentaux, la France est le seul à pratiquer la semaine de 4 jours, c'est à dire à sacrifier l'intérêt des
élèves aux intérêts économiques, l'enseignement au tourisme, le confort des usagers aux exigences de la pédagogie.
Comment pouvons-nous encore accepter que l'écolier français ait la journée de classe la plus longue et l'année scolaire la plus courte en Europe? Ne nous étonnons pas dans ces conditions, si les
élèves sont fatigués, s'ils ont des difficultés pour mémoriser, pour apprendre, si les performances chutent. Nous imposons à nos enfants des rythmes de travail que nous, adultes, ne supporterions
pas. Psychologiquement, physiologiquement, la semaine de 4 jours est une absurdité qui ne repose sur aucun fondement scientifique.
L'enseignement français ne souffre pas d'insuffisance mais de "trop plein".Sachons "raison garder" et, pour une fois, pensons au bien-être de nos enfants.
Par agir
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Vendredi 25 mai 2012
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22:34
La dernière enquête du Programme International du Suivi des Acquis des élèves (PISA) date de 2009 et porte sur la compréhension de l'écrit chez les jeunes collégiens. Si les résultats d'ensemble
sont moyens, des disparités inquiétantes apparaissent; la part des lecteurs faibles est passée de 15 à 20% en 10 ans, celle des trés faibles de 4 à 6%. L'écart entre les bons et les mauvais
lecteurs se creuse inexorablement. Comment expliquer de telles différences? La première caractéristique des élèves français est le pourcentage de non-réponse à certaines épreuves. Ils semblent
ainsi se protéger en ne répondant pas aux questions qu'ils jugent les plus difficiles, en particulier lorsqu'on leur demande de justifier leur réponse ou d'émettre une opinion personnelle.
Ces résutats trés hétérogènes paraissent liés aux pratiques pédagogiques.En effet, pour beaucoup d'élèves "lire un texte en classe reviendrait à valider par avance le sens établi par le
professeur", leur réponse ne venant que timidement illustrer les axes d'interprétation convenus préalablement par l'enseignant. Bien souvent, " les séances de lecture analytique
privent les élèves d'une phase de découverte attentive, confiante et silencieuse". Pour la majorité des jeunes interrogés le texte littéraire est "un support stérile, une conscience morte qui ne
donne pas envie de lire".
Peut-être faudrait-il les laisser libres en n'accompagnant pas la lecture soit par des questionnaires ou par une lecture magistrale.
Dynamiser la lecture serait une piste à explorer, à condition toutefois de mettre en place des groupes de besoin qui permettraient d'accompagner les plus fragiles, ce qui pose encore et toujours
la question des moyens.
Par agir
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Vendredi 18 mai 2012
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22:37
Nous devrions pouvoir apprendre à tout âge de la vie, mais, malgré la loi, la formation continue peine à trouver sa place dans le quotidien des salariés quand ils ont quitté la salle de
classe.Les organismes sont nombreux et beaucoup ne résistent pas à la lutte acharnée que se livrent les grandes structures qui ont pignon sur rue et qui souhaitent coûte que coûte assurer leur
pérennité. Le marché marque désormais de son empreinte les contradictions d'une époque que résume parfaitement les difficultés que rencontre aujourd'hui la formation continue. La
création d'un service public de la formation se pose comme une évidence. Elle donnerait un cadre, assurerait une continuité dans l'éducation tout au long de notre existence.Tout reste à
faire, à définir dans ce domaine.
L'école ne peut plus être cantonnée entre les quatre murs d'un univers clos. Elle doit sortir du cadre institutionnel pour donner un espoir à celles et à ceux qui désirent se former, obtenir une
qualification, un emploi, retrouver une dignité, en un mot: exister.
Par agir
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Vendredi 11 mai 2012
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22:41
Le nouveau Ministre de l'Education Nationale va devoir ouvrir de nombreux chantiers. Obtenir tout d'abord la modification de la loi de finance nécessaire pour le recrutement de nouveaux
assistants d'éducation, d'auxiliaires de vie scolaire et d'emplois de "sécurité" pour certains établissements sensibles. Il devra, dans le même temps, repenser la formation initiale et continue
des enseignants. Et puis, il y a bien d'autres dossiers en attente sur la création des "Ecoles du professorat et de l'éducation", la réforme des rythmes scolaires, les évaluations des élèves,des
professeurs, le "socle commun de connaissance et de compétences", les programmes de l'Ecole obligatoire, "le livret personnel de compétences."
Mais, le plus important reste la "refondation de l'école" initiée par une loi d'orientation et de programmation qui devrait être discutée à l'Assemblée nationale et au Sénat dés l'automne. Cette
mesure est inédite. En effet,il ne s'agit pas de rectifier ce qui va mal ou de réformer mais, de repenser complètement notre système éducatif. Cette nécessaire ambition prendra du temps, mais il
faut, dés à présent, tracer des perspectives claires, "donner un cap", bien identifier des étapes sur le long terme pour que le projet ait du sens et que tous les acteurs en comprennent bien les
enjeux.
Le nouveau Ministre ne va guère s'ennuyer, la tâche est immense, exaltante. Le chemin ne sera pas facile, surtout que l'élection du Président de la République a suscité un immense espoir de
changement.
Bon courage et bonne chance Monsieur le Ministre!!!
Par agir
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Vendredi 4 mai 2012
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22:34
"430 000 personnes atteintes d'autisme dont 108 000 enfants" précise le Ministère de l'Education Nationale . Le problème est que ce terrible trouble est encore trop méconnu, ignoré et souvent non
repéré. En 2007, un rapport du Comité national d'éthique pointait déjà des carences dans la prise en charge des autistes en France. Depuis, la situation a trés peu évolué. Prés
de 80% de ces enfants ne sont pas scolarisés. Le développement des méthodes éducatives et comportementales est insuffisant. Les familles sont démunies et les associations de parents se
retrouvent parfois bien seules pour pallier ces manques.
Les premiers signes apparaissent autour de 12 mois et le diagnostic est souvent posé lorsque l'enfant a 5 ou 6 ans faisant perdre de précieuses années de soins. D'aprés un récent sondage,
un médecin sur trois ne sait pas exactement ce qu'est l'autisme. Les enseignants ont un rôle important à jouer en détectant le plus tôt possible les soucis d'apprentissage, en alertant les
parents mais leur formation est quasiment nulle en ce domaine.Les RASED , réseaux d'aide spécialisés sont en voie de disparition. Qui pourra désormais assurer le dépistage? La place
des enfants en difficulté devient minoritaire dans notre école qui entre de plus en plus dans la compétition, la normalisation, la sélection précoce avec des moyens en baisse. Comment des jeunes
porteurs de handicap peuvent-ils trouver leur place?
L'autisme est un véritable enjeu de santé publique et d'insertion dans la société de ces enfants qui sont certes différents mais qui peuvent réussir à s'intégrer s'ils sont bien accompagnés.
Alors, qu'attendons-nous pour mettre en oeuvre une politique de prévention et de soins susceptible d'en faire des SUJETS comme les autres.
Par agir
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