Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:10

Le nouveau locataire de la rue de Grenelle n'est pas un inconnu. Ancien recteur, puis, directeur de l'enseignement scolaire, son passage au ministère a laissé un goût amer dans les salles des profs.

Nous lui devons entre autre les évaluations très contestées de CE1 et CM2, la suppression de 80 000 postes d'enseignants, l'effondrement de la scolarisation des moins de 3 ans, le démantèlement des réseaux d'aide spécialisée. Il avait, on s'en souvient, soutenu à l'époque la création d'une cagnotte pour encourager les élèves décrocheurs à être plus assidus. Un projet finalement abandonné face au tollé suscité.

Le nouveau ministre est un fervent défenseur de l'autonomie, il imagine des chefs d'établissement avec des pouvoirs renforcés, pouvant constituer leurs équipes, recruter les enseignants sur des postes à profil puis les évaluer. Il va plus loin encore, favorable à l'annualisation du temps de travail des professeurs pour laisser " aux établissements l'autonomie en matière d'usage des volumes horaires."

L'innovation et l'expérimentation sont, selon lui, des solutions aux maux de l'école; c'est lui au passage qui avait permis à la désormais très médiatique Céline ALVAREZ  de mener son expérience dans une école de Gennevilliers.

Il a été aussi l'instigateur des internats d'excellence pour les enfants issus de milieux défavorisés et, dans le même temps, diminué le volume des fonds sociaux dans les lycées et collèges.

Sous la présidence Macron, le ministère de l'éducation nationale perd de son aura, et dégringole de la troisième à la onzième place dans l'ordre protocolaire après la santé et la culture et il ne bénéficiera sans doute plus des largesses habituelles lors des arbitrages budgétaires.

Le tout nouveau ministre devra être surtout attentif au malaise du corps enseignant qui attend considération et reconnaissance de la sa hiérarchie.

Bon courage Monsieur le Ministre!!!

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 08:06

Le nouveau Président de la République veut faire de l'éducation une "priorité du quinquennat" en réformant d'abord l'éducation prioritaire.Bonne idée, en apparence. Qui pourrait en effet s'opposer à la réduction des effectifs dans les classe de CP-CE1? Oui, mais où trouver les enseignants que nécessite cette mesure? En puisant dans le vivier des maîtres surnuméraires qui oeuvraient jusqu'à présent dans le dispositif "Plus de maîtres que de classes"? Sans parler des efforts demandés aux communes pour la construction de nouveaux locaux en période de restrictions budgétaires!!! Un classique de l'Education nationale: lancer une réforme pour la supprimer ensuite par décision politique sans évaluation.

Le Président souhaite aussi réformer le bac, réduit à quatre épreuves avec en arrière-plan une sélection pour l'accès à l'enseignement supérieur. Pas sûr que les futurs étudiants apprécient!!!

Davantage d'autonomie aux établissements ensuite, l'idée est à la mode: accorder une marge de manoeuvre aux équipes pédagogiques afin de leur permettre de mieux ajuster l'offre éducative à la diversité des publics accueillis, avec toutefois un préalable: ne pas augmenter les inégalités entre établissements. Autre piste avancée:revenir sur la réforme du collège avec le risque de reconstituer les filières d'excellence, connotées socialement.

Qu'en sera-t-il enfin de la réforme des rythmes scolaires? Les communes auraient, semble-t-il, la possibilité de les appliquer ou non. Mais, le retour à la semaine de 4 jours ne risque-t-il pas d'annuler le bénéfice des petits effectifs en CP-CE1?

Nous ne parvenons pas encore à distinguer un nouveau souffle pour l'Ecole. Comment la rendre plus juste? Comment la réconcilier avec ses valeurs? 

L'urgence, c'est la fraternité et la confiance.

 

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 08:10

En cette fin de campagne électorale, la démocratie est sur toutes les lèvres. Du coup, chercheurs, sociologues se sont amusés à se demander si ce modèle d'organisation sociale vanté par tous, pourrait aussi assurer l'harmonie dans la famille. Après tout, elle édicte les règles, des pouvoirs s'y exercent. En 1994, l'ONU a même déclaré que la famille était "la plus petite démocratie au coeur de la société." Pourtant, si on s'en tient  à ce que dit la loi, la famille n'est pas une démocratie car, le pouvoir est loin d'appartenir au petit peuple des jeunes citoyens et l'enfant est soumis à l'autorité de ses parents.

Historiquement, la famille n'a-t-elle pas été conçue sur un modèle monarchique, avec, à sa tête un "pater familia" détenant le pouvoir sans partage? Depuis, pourtant, la démocratie familiale avance à petits pas. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'autonomie de la femme s'est peu à peu affirmée, en 1970, c'est la notion d'autorité parentale qui prévaut. La famille a désormais deux chefs égaux qui doivent négocier entre eux l'éducation des enfants. Ces derniers, d'ailleurs, ont acquis des droits. Mais, au-delà de ce cadre institutionnel, c'est bien le lien parents-enfants lui-même qui a changé.De nombreuses familles cherchent un juste équilibre des pouvoirs, entre autoritarisme et laxisme, respect des besoins de l'enfant et autorité nécessaire. Est-il pour autant souhaitable que l'autorité familiale soit partagée avec les citoyens en culottes courtes? 

Cette question a profondément divisé la communauté éducative. Aujourd'hui, beaucoup de parents s'accordent pour dire que la juste séparation des pouvoirs familiaux se fonde sur trois piliers: la fermeté, la bienveillance et les encouragements, avec le respect bien sûr qui permet à chacune et à chacun de rester à sa place. Une famille  a besoin de règles pour fonctionner. Dans la famille, comme au parlement, le débat est bien au coeur de la démocratie.

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 08:16

Au-delà des querelles, ambitions égoïstes, complaisances coupables, nous avons à construire une éducation qui permette à chaque enfant de ce pays de se protéger intellectuellement du mensonge et de l'obscurantisme. Tâche difficile mais essentielle. Qui aura le courage de "métamorphoser l'école", de la rendre capable de résister aux menaces barbares? Qui osera affronter les conservatismes, mettre en cause les avantages acquis pour mobiliser la raison des élèves contre la folie meurtrière? Pas grand monde, car, dans cette lutte, beaucoup de coups sont à prendre pour des avancées lointaines qui dépassent largement les échéances électorales. Car, voyez-vous, si nos enfants sombrent si facilement dans ces pièges grossiers qui leur sont tendus, c'est qu'ils sont vulnérables et crédules. Comment peuvent-ils en effet être si sensibles à des arguments fallacieux qui finissent par les convaincre du bien-fondé de l'assassinat d'hommes, de femmes, d'enfants innocents? S'ils sont si perméables à cette odieuse manipulation, c'est aussi parce que nous n'avons pas su leur inculquer la force intellectuelle, linguistique, spirituelle pour franchir les murailles des ghettos, pour jeter des ponts au-dessus des fossés religieux, culturels et générationnels qui les ont confinés dans un entre-soi mortifère.

Les enfants de notre pays ont été les grands oubliés de cette campagne électorale hypocrite et cynique. Combien de temps encore allons-nous accepter de les voir errer dans un désert culturel, où les attendent des recruteurs sans scrupule. Allons-nous prendre cette dernière bataille?

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 08:17

Que reste-t-il des promesses républicaines du Président sortant en faveur de la jeunesse? Ne soyons pas injustes; quelques 325 000 jeunes ont profité des emplois d'avenir, 100 000 de la garantie-jeunes, désormais généralisée et destinée à favoriser leur insertion sociale et professionnelle. Plus de 500 000 ont touché la prime d'activité, 300 000 bénéficient de la garantie location destinée à les aider à se loger tout en protégeant les propriétaires des risques d'impayés!!! Mais ces efforts n'ont pas fait reculer le chômage qui touche aujourd'hui  23% des 18-24 ans. Défiance et révolte subsistent; défiance d'abord à l'égard des responsables politiques accusés d'être corrompus et de ne pas tenir toutes leurs promesses. Défiance aussi à l'égard des gouvernants et des institutions qui les conduisent à considérer que le vote blanc ou l'abstention sont des modes d'expression électorales légitimes. Signe d'un rejet d'une société au sein de laquelle ils ne trouvent pas leur place et qu'ils récusent. Beaucoup vont alors chercher des réponses du côté des candidats anti-système, miroir des impatiences, indignations, frustrations, colères qui enfièvrent la société française. Ne prenons pas ces réactions à la légère!!!!

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 08:18

L'élection présidentielle met en lumière des conceptions d'éducation qui nous paraissent dangereuses pour l'avenir de nos enfants: repérage au plus tôt des jeunes "inadaptés", concurrence effrénée  entre établissements, salaires au mérite, apprentissage dès 14 ans, développement d'écoles privées, sanctions des parents jugés déficients, etc.Toutes ces propositions sont à l'opposé d'une pédagogie de l'émancipation qui vise à apprendre aux élèves à penser par eux-mêmes, à surseoir à leurs pulsions en ayant le souci de l'autre, à travailler ensemble dans le respect des différences.

Plus que jamais, l'école doit favoriser l'accès à la culture, développer le goût d'apprendre fraternellement.

Méfions-nous de celles et de ceux qui tentent d'imposer la préférence nationale, la sélection, le rejet. L'autoritarisme, l'ultralibéralisme ne constituent pas un avenir pour l'école. Ne cédons ni à la peur, ni à la haine, militons, oeuvrons pour l'équité, la bienveillance, l'acceptation de soi et donc de l'autre. Faisons de nos établissements scolaires des lieux où l'on "enseigne l'art de la rencontre" pour que chaque enfant, quelles que soient ses origines, son milieu social, son niveau scolaire puisse trouver les ressources nécessaires à son plein épanouissement.

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 08:08

"Diviser pour régner", ce vieil adage serait-il en train de retrouver une seconde jeunesse? Enfants contre parents, jeunes désargentés contre vieux riches, actifs contre inactifs, "digital natives" contre amoureux du papier, voilà la fracture générationnelle qui nous est donnée à voir pendant cette campagne présidentielle. Les faits divers impliquant des jeunes violents, la concentration de la richesse patrimoniale chez une minorité de sexagénaires permettent des raccourcis qui constituent, malheureusement trop souvent les titres de l'actualité, mais ce ne sont que des exceptions pour l'une et l'autre génération. Alors, peut-on envisager de transformer, de "redresser" le pays en creusant ainsi le sillon d'une fracture intergénérationnelle imaginaire?

Notre histoire nous apprend le contraire. Dés la  fin de la seconde guerre Guerre mondiale, pour remettre sur pied le pays, le choix a été fait de lancer un pacte fondé sur la solidarité, la santé, l'éducation de tous, par tous, pour tous. C'est de ce creuset que sont sorties les ordonnances de 1945 sur lesquelles repose encore notre vision des relations intergénérationnelles": protection infantile, priorité à la scolarisation des jeunes, retraites par répartitions, sécurité sociale, etc....

Aujourd'hui, c'est un discours à l'opposé de ces valeurs qui prévaut à l'occasion de l'élection présidentielle. D'un côté, une jeunesse technophile, urbanisée, de l'autre, des retraités provinciaux, aisés, conservateurs. Au monde de la délinquance, avec sa jeunesse colorée et banlieusarde, nous opposons la France des beaux quartiers forcément respectueuse des lois de la République, travailleuse, bien élevée. C'est bien vite oublier la force du lien intergénérationnel, l'entraide, la transmission des savoirs, véritables leviers de l'interdépendance qui se manifestent dans le secteur associatif, dans cette proximité qui unit les jeunes aux seniors, contrairement aux idées reçues.

Plutôt qu'instiller une telle antinomie, les présidentiables seraient bien inspirés de faire des propositions concrètes pour renforcer la solidarité entre les générations, indispensable pour redresser le pays dont personne ne nie qu'il en a grand besoin!!! 

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 08:11

L'intérêt que l'école revêt dans cette campagne électorale est inversement proportionnel aux réactions épidermiques qu'elle déclenche à chaque changement de virgule dans les programmes scolaires, publication des classements internationaux alarmistes,disparition suspecte d'accent circonflexe dans la grammaire française sans parler de la notion de prédicat qui a suscité beaucoup de réactions hostiles. Nous subissons ainsi des polémiques stériles comme si  notre école sonnait le glas de notre civilisation, oubliant au passage qu'elle peut être aussi un puissant levier d'évolution collective.

Rappelons ici que l'institution scolaire s'est construite d'abord et avant tout pour soutenir et perpétuer le régime républicain émergent et non sur la capacité d'émancipation du peuple comme nous le croyons trop souvent. Cette tension traverse l'histoire de l'éducation qui se traduit entre autre aujourd'hui par la reproduction des inégalités sociales que l'école amplifie à son corps défendant. Après tout, classer, hiérarchiser, trier, n'est-ce-pas mettre en oeuvre une politique de segmentation propice à l'immobilité, comme en témoigne la métaphore de l'ascenseur social en panne dont nous savons par ailleurs qu'il n'a jamais trop bien fonctionné. C'est pourtant sur ce constat alarmant que s'attarde généralement les candidats: une école inégalitaire, reproductrice d'échecs, incapable de mener à la réussite tous les élèves. Les avis divergent sur les solutions: renforcement des fondamentaux, privatisation,mixité sociale, culture du socle commun.Mais nous ne savons jamais de quel modèle de réussite il s'agit: obtention.de diplômes, entrée dans le monde du travail? Rien de nature à enchanter la perspective d'une éducation "nationale".

Et si nous éduquions à transformer la société? Après tout, l'émancipation ne passe-t-elle pas par la conviction du pouvoir de changer les choses plutôt que de rester dans le système immuable de reproduction des élites?

N'est-il pas urgent aujourd'hui de rêver et surtout de construire tous ensemble une autre école?

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 08:12

C'est un constat sur l'école que personne ne peut ignorer. Tous les observateurs du système éducatif, toutes les évaluations tant nationales qu'internationales ne cessent de la répéter: l'école française est inégalitaire et le fossé ne cesse de se creuser entre une élite aux résultats toujours en progression et des enfants socialement défavorisés toujours plus nombreux à subir l'échec scolaire.

Les politiques s'emparent de ce fléau et proposent leurs solutions. Aux citoyens désormais de choisir en fonction de leur orientation politique et de leur expérience de l'école.

Pourtant, nous savons bien ce qu'il faudrait mettre en oeuvre rapidement: une mixité des niveaux scolaires et des milieux sociaux. Mais, la ségrégation ne cesse d'augmenter surtout dans les zones urbaines. A Paris  par exemple, elle  atteint des niveaux inacceptables, certains collèges ne comptent quasiment aucun élève défavorisé quand d'autres en accueillent plus de 60%.

Notre école peut donner parfois le sentiment qu'elle fonctionne en dépit du bon sens. Ainsi, les jeunes professeurs sans expérience sont affectés souvent dans des territoires qui cumulent toutes les difficultés, ce qui fragilise la constitution d'équipes pédagogiques pérennes dont la  stabilité est pourtant reconnue comme facteur de réussite. Dans certains collèges situés en éducation prioritaire, 50 à 60% des professeurs demandent à muter chaque année. Et combien de contractuels non formés pour combler les places vacantes?

A ces constats, ajoutons la pénibilité d'un métier qui a profondément changé en quelques décennies. La gestion de la classe est chronophage et se fait souvent au détriment de l'enseignement. Problèmes de discipline, mais aussi d'exclusions, absences d'élèves et d'enseignants pèsent sur les emplois du temps.

Au final, 30 années de politique d'éducation prioritaire n'ont pas permis de réduire significativement les inégalités.

Bien sûr, des réformes ont été conduites sous ce quinquennat au nom de la justice sociale mais la tendance ne s'inversera pas du jour au lendemain.

Repost 0
Published by agir
commenter cet article
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 08:18

Le renouvellement générationnel est un phénomène qui pèse sur les équilibres électoraux et politiques. La moitié des électeurs qui ont voté à la présidentielle de 2012 n'étaient pas en âge de la faire en 1981, lorsque François MITTERRAND est arrivé au pouvoir et un cinquième d'entre eux n'étaient pas encore nés. Or, ces nouveaux citoyens ont grandi dans un monde très différent de celui de leurs aînés, les caractéristiques sociales ne sont pas les mêmes, ils ne sont pas issus des mêmes milieux, ni confrontés aux mêmes enjeux.

Dans un premier temps, ces nouveaux citoyens ont du mal à se situer politiquement à l'inverse des baby-boomers, il faut parfois attendre plusieurs années pour qu'ils adoptent une opinion précise. Ces jeunes majeurs ne sont pas dans le rejet de la chose publique mais dans la prise de distance vis à vis des responsables politiques dont la parole est systématiquement mise en doute. Ils ont une exigence d'éthique, de transparence, de sincérité. Cette aspiration déçue génère une frustration qui, de plus en plus, mène à la colère, d'où la montée en puissance du discours anti-système.

De plus, ces citoyens qui viennent sont plus soucieux d'éliminer que d'adhérer, et se comportent face aux partis dans une logique de nomadisme électoral. Ce sont des personnes qui, grosso-modo, ont plus de risques d'être au chômage ou d'obtenir des emplois précaires dans un monde où les syndicats qui avaient autrefois la capacité de structurer politiquement  les ouvriers et les employés sont de moins en moins présents.

Si nous n'y prenons garde des pans entiers de la population vont ainsi sortir des radars. Nous ne les verrons ni dans les manifs, ni pétitionner, ni dans les bureaux de vote. Cette disparition du champ politique représente un des grands enjeux démocratiques à venir.

Repost 0
Published by agir
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de agir
  • : L'école doit évoluer pour permettre à tous les enfants de réussir leur scolarité. Ce blog est le témoignage ,les reflexions de pédagogues soucieux de transformer le système éducatif.
  • Contact

Recherche

Pages

Liens