Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:56
L'Académie de Médecine vient de rendre public un rapport intitulé: "l'aménagement du temps solaire et la santé de l'enfant" dans lequel la semaine de 4 jours est fortement critiquée. La France détient 2 bien tristes records: la journée de classe la plus longue et l'année scolaire la plus courte.En vingt ans, nous sommes passés de 175 jours de cours à 144 avec des programmes toujours aussi chargés et des progressions beaucoup trop rapides. Alors, comment faire un maximum de choses en un minimum de temps? En bousculant les rythmes des enfants qui se fatiguent, stressent, se démobilisent. Tout un arsenal pédagogique est alors déployé pour leur venir en aide: soutien, accompagnement, aides diverses , dispositifs mis en place souvent à des moments où biologiquement, psychologiquement, intellectuellement, les élèves ne sont pas réceptifs.Que d'énergie et d'argent dépensés!!! N'avez-vous pas l'impression que nous marchons sur la tête?
Il serait essentiel de repenser le temps scolaire avec des journées de classe moins longues; savez-vous que, de la maternelle à la sixième, nous imposons à nos enfants les mêmes horaires de présence à l'école alors qu'ils n'ont ni les mêmes besoins, ni les mêmes attentes? L'Académie de Médecine préconise en outre une modulation des durées de cours en fonction de l'âge des différents publics accueillis, un allongement de la semaine sur au moins quatre jours et demi et une diminution des grandes vacances. Ce n'est pas une révolution. Il y a 30 ans, les chronobiologistes posaient déjà les mêmes constats, sans résultats.
Nous ne voulons pas entendre ces recommandations pleines de bon sens car, au fond, nous sommes égoïstes et oublions que nos enfants sont avant tout des êtres de rythmes, que cette rythmicité, inscrite au plus profond de leur cellule doit être respectée car, c'est elle qui conditionne leur santé physique et mentale. En avons-nous toujours bien conscience?
Par agir
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Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /2010 22:57
L'enseignement de la Shoah est incontournable aujourd'hui et donne du sens à toute notre histoire contemporaine. Mais, il est complexe à transmettre. D'abord, parce que sa dimension criminelle est difficile à saisir et qu'elle est indissociable d'une affectivité inéluctable, d'autre part, parce qu'une telle évocation est encore délicate car, elle vient heurter un antisémitisme "nouveau" trés actif dans certaines zones géographiques qui fait resurgir des conflits parfois concurrentiels.L'histoire est conçue pour déranger et pour guérir, son enseignement n'est pas moral mais civique; en effet, la défense des valeurs démocratiques ne concerne pas que la seconde guerre mondiale mais tout l'enseignement de l'histoire. C'est cette dernière dimension qui donne peut-être la clef de l'enseignement de la Shoah.
Enseigner la Shoah, ce n'est pas enfermer les enfants dans l'atrocité et la mort, c'est au contraire leur rappeler la chaîne des complicités, ce n'est pas les enfermer  dans l'émotion mais leur faire comprendre ce qui a rendu possible cette fureur meurtrière. C'est aussi savoir que, dans le cerveau émotion et compréhension sont indissociables. Enseigner la Shoah, ce n'est pas s'enfermer dans les conflits mémoriels. Ce qui fonde l'enseignement, c'est une conception universelle de l'homme ; c'est trés spécifiquement faire notre métier.
"Que tu deviennes ouvrier, ingénieur, membre d'une profession libérale ou éducateur de jeunes enfants, ta vie se construira sur le passé des hommes, sur celui des  morts sous la mitraille ou dans les chambres à gaz, sur celui de ceux qui ont sacrifié leur futur pour le bénéfice de ton présent, pour que tu aies le bonheur de vivre dans un monde de tolérance et de liberté. Héritier de ce passé, tu devras le restituer à ceux qui te succèderont afin que notre planète sur laquelle il pourrait faire si bon vivre , puisse un jour devenir la Terre des Hommes."
Sam BRAUN est l'auteur de ce texte qui montre que la transmission, toujours recommencée, est le devoir de chacun pour que nos enfants n'oublient jamais les sacrifices de celles et de ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre libres.
Par agir
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Samedi 23 janvier 2010 6 23 /01 /2010 01:17
A regarder la violence des images qui nous parviennent d'Haïti, nous pensons secrètement que nous avons de la chance de vivre dans un pays au sein duquel nos institutions permettent à nos enfants de suivre une scolarité. Pour beaucoup de jeunes haïtiens, en revanche, la vie normale n'est pas l'école, cette nation, exangue bien avant le séisme, ne dispose plus de statistiques scolaires depuis plus de 25 ans,et tout laisse à penser que la moitié des enfants n'est pas scolarisée. Maintenant que les destructions s'accumulent, le seul espoir réside dans la jeunesse.Aujourd'hui, plus qu'hier, il importe de remettre sur pied rapidement un tissu scolaire. Restaurer, retrouver vite quelque chose de la vie quotidienne permet en effet de reprendre pied dans le présent et de se tourner vers l'avenir.L'aide éducative doit donc intervenir trés vite pour recréer des lieux, des espaces au sein desquels enfants, adolescents pourront aller s'asseoir, avoir un maître, un professeur, des cahiers, des crayons, des livres.
Les écoles vont être reconstruites, c'est une bonne chose mais la reconstruction prendra du temps, il faudra se soucier de la scolarisation de ces enfants pendant les travaux sous une forme ou une autre. Le temps presse. "On ne va nulle part quand on ne va pas à l'école". Haïti a besoin de nous; aidons cette île et ses enfants, lueur d'espoir dans les ténèbres.
Par agir
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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 22:56
"Sans nous l'avouer, nous avons basculé dans une société de la peur et du rejet vis à vis d'une jeunesse perçue comme une  "nouvelle classe dangereuse" par nos pratiques et nos attitudes sociales". En effet, les jeunes des zones urbaines sensibles, surtout les garçons, sont deux fois plus nombreux que les autres à n'avoir aucun diplôme à la fin de leur scolarité. Quand ils parviennent à obtenir une qualification, elle est systématiquement moins élevée que leurs camarades du même âge sur le marché du travail.Peut-on s'étonner d'une telle situation? A l'inverse, les classes moyennes et supérieures déploient des stratégies de plus en plus élaborées pour éviter la scolarisation de leurs enfants dans les écoles,les collèges, les lycées où la proportion d'élèves pauvres ou issus des immigrations est jugée trop élevée.
Comme l'a montré l'économiste Eric MAURIN, nos choix résidentiels et scolaires sont souvent dictés par la volonté d'éviter la cohabitation avec les classes sociales jugées "inférieures".
Le métissage, oui, mais pas pour ses enfants que l'on s'empresse de scolariser ailleurs pour les protéger des menaces supposées de la mixité sociale. Une "sécession sans guerre" en quelque sorte qui amène à concentrer dans des quartiers les élèves en difficulté, lesquels échouent ensuite en plus grand nombre et finissent trop souvent par rejoindre les bancs du Pôle-Emploi.
"La logique du ghetto arrange tout le monde" surtout les classes sociales favorisées.  
Par agir
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 23:08
La demande du gouvernement de porter à 30% la proportion d'élèves boursiers dans les grandes écoles a soulevé un tollé parmi leurs dirigeants. La Conférence des Grandes Ecoles est en émoi, elle désapprouve cette notion de "quotas" qui, selon elle, serait de nature à faire baisser le niveau des futurs lauréats.
Les statistiques démontrent que nous sommes loin des 30% de boursiers; actuellements ces établissements prestigieux recrutent 5% d'enfants d'ouvriers et 62% d'enfants de cadres supérieurs. Ces grandes institutions participent donc à la reconduction des élites.
C'est inacceptable. L'intelligence, la motivation, la réussite ne sont pas l'apanage des classes favorisées. Il est cependant nécessaire de relativiser ces affirmations car la situation varie d'une école à l'autre. Ainsi, Science-PO recrute déjà 21% d'élèves boursiers  et "la mixité sociale a été accompagnée à la fois par l'augmentation du nombre de candidats et  par l'élévation du niveau scolaire des élèves admis." (Richard DESCOINGS, directeur).
D'autres établissements ont lancé des programmes d'aide aux lycéens défavorisés par le biais du tutorat et par la mise en oeuvre d'actions spécifiques visant à mieux adapter les enseignements à la diversité des publics accueillis.
Malheureusement, les plus conservateurs d'entre eux ont emporté cette décision malheureuse et mal venue. Ils ont opté pour la fermeture sociale.
-Comment peut-on, dans la société contemporaine, être aussi réactionnaire?
-Comment croire que le niveau des concours doit être intangible afin de fixer à jamais une hiérarchie entre jeunes Français, dés l'âge de 20 ans?
-Comment ne pas comprendre que l'équilibre de la société passe par le rétablissement de la promotion sociale?
Ce n'est pas ainsi que l'enseignement supérieur se démocratisera. L'éducation nationale ne peut-être apparentée à un délit d'initié permanent . Nous ne pouvons plus ne prêter qu'aux riches.
L'ouverture vers le supérieur commence dés la maternelle et, à ce titre, ce sont tous les acteurs de l'Ecole qui doivent se mobiliser pour faire de notre système éducatif une chance pour tous et pour chacun de ses enfants.
Par agir
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /2010 22:46
En ce début d'année,notre système éducatif paraît agité de mouvements désordonnés, voire incohérents.
La réforme du lycée tout d'abord est loin de faire l'unanimité tant chez les enseignants que chez les parents et les élèves.Les associations disciplinaires s'insurgent de la disparition ou de la diminution des horaires de leurs matières favorites. Alors que l'autonomie des établissements et l'aide personnalisée font débat, une autre réforme, celle de la formation des maîtres veut construire un modèle d'enseignement tourné  davantage vers l'élitisme et incompatible avec la démocratisation des lycées.
Deux modèles s'opposent, deux tendances s'affrontent au sein même du pouvoir comme s'il avait abandonné la volonté de résoudre ses contradictions.
Autre sujet de préoccupation: l'intégration des TICE dans l'éducation; la société l'exige, le Ministre y est favorable. Un premier plan en faveur des écoles rurales a montré que les enseignants y adhéraient. Pourtant, les TICE bousculent l'échafaudage social et les valeurs d'un système d'un autre temps. Mais la réforme des collectivités est annoncée et semble menacer tous ces efforts en réduisant les compétences des communes, départements, régions en ce domaine.
Sur le terrain les initiatives se multiplient; c'est une chance pour notre Ecole; dommage qu'elles soient insuffisamment prises en compte.
Entre élitisme et démocratisation,entre transmission scolaire et modernisation numérique, entre centralisation et autonomie locale , c'est une école en mal de modèle qui démarre en 2010.
Encore une année compliquée à gérer. Courage!!!

(1) Cet article s'inspire largement d'une chronique parue dans "le café pédagogique" de décembre.
Par agir
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Vendredi 25 décembre 2009 5 25 /12 /2009 22:41
La  société française est inquiète pour l'avenir de son lycée qui oriente trop souvent dans l'enseignement supérieur des étudiants peu autonomes et insuffisamment préparés à des recherches documentaires et à la transdisciplinarité.
Ce lycée toujours divisé en séries, en filières toutes prétendues "d'égale dignité" mais fortement hiérarchisées dans l'esprit des parents et des élèves, à tel point que personne n'a protesté contre la suppression de l'histoire-géographie dans les baccalauréats technologiques, alors qu'un tollé a accueilli sa disparition en terminale scientifique. Et que dire des baccalauréats professionnels privés de philosophie, depuis leur création, dans l'indifférence générale.
Ce lycée, véritable "sanctuaire" avec ses caméras de surveillance, fermé un jour sur deux dans l'année (140 jours de classe environ) qui pourrait ouvrir ses portes à des acteurs extérieurs qui peinent souvent à trouver des locaux pour exercer leurs activités éducatives auprés des jeunes.
Ce lycée au sein duquel l'orientation est parfois vécue comme une sanction.
Ce lycée qui voit arriver une nouvelle réforme au moment où le nombre d'enseignants baisse, où la précarité s'installe dans le corps professoral, où la formation des maîtres se réduit comme peau de chagrin.
Ce lycée qui maintient le baccalauréat , premier titre universitaire, dans sa forme traditionnelle, avec la même logique de notation où un 15 en mathématiques peut "rattraper" un 8 en français et vice-versa. Peu de voix s'élèvent pour remettre en cause ce système et proposer de nouveaux modèles d'évaluation plus cohérents et plus fiables.
Il est temps de repenser l'organisation du lycée qui devrait être un lieu ouvert aux initiatives personnelles et associatives. Un lycée dans lequel formation initiale et professionnelle cohabitent, un lycée qui intègre la pédagogie et qui sortirait du vieux schéma "une heure, un cours, une discipline", un lycée qui implique vraiment les élèves en les responsabilisant.
L'Etat et les Régions doivent travailler ensemble  et réfléchir conjointement à la carte des formations, investir ensemble pour construire ce lycée du XXIième siècle que nous attendons tous.
Par agir
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Vendredi 18 décembre 2009 5 18 /12 /2009 22:56
Le sommet de Copenhague a été à la "une" de tous les médias.192 chefs de gouvernement se sont rencontrés dans la capitale du Danemark pour tenter de trouver un accord sur le climat. La démarche était nécessaire même si le résultat final n'a pas été à la hauteur de nos espérances mais, un acteur essentiel était absent de tous ces débats: l'éducation.
Alors que ce sommet prétendait régler ces questions climatiques au plus haut niveau, à coup de conventions entre Etats, rien n'a été prévu en matière d'éducation, même pas la moindre recommandation. Et pourtant!!! Il y a un gouffre entre le Savoir et la Réalité.
Bien sûr, des éco-gestes sont promus en faveur de l'environnement mais, ils sont dérisoires pour tenter de sauver la planète. Pire, ils contribuent à donner bonne conscience à celles et ceux qui les mettent en oeuvre, sentiment  souvent chargé d'impuissance ("ça me dépasse, c'est trop complexe") et, au quotidien, ils tendraient presque à nous déresponsabiliser ("à mon niveau, je n'y peux rien,c'est une affaire de gros sous"). Attention, je ne dis pas que ces actions sont inutiles mais,le grand enjeu se situe ailleurs ,au niveau des Etats-Nations qui, nous l'avons bien vu, sont incapables de s'entendre pour endiguer les catastrophes qui se profilent dans un avenir proche.
L'histoire de l'Education à l'Environnement et celle du Développement Durable date de 1975 et, en 25 ans, la planète s'est dégradée considérablement sans que nous ne parvenions vraiment à sensibiliser les jeunes aux périls qui nous menacent. L'idée à bien été introduite dans les programmes mais sans réelle formation des enseignants.
Le tri des déchets, les pollutions de l'air et de l'eau sont abordés mais rarement le gaspillage énergétique, la surconsommation, les effets de la mondialisation sur le climat, la disparition de la biodiversité liée en partie à "l'économie triomphante".
Sans réelle volonté politique pour promouvoir cette Education, rien ne changera. La conférence de Rio, le Grenelle de l'environnement,le sommet de Copenhague ont tous occulté le domaine éducatif. C'est sans doute normal. En effet, nos élites ont été sélectionnées et formées sur des critères où la dimension écologique et environnementale n'avait aucune place et, elles ne disposent pas des outils méthodologiques nécessaires pour aborder de manière systémique  ces phénomènes. Mais, le temps presse. L'Etre humain est voué à disparaître si nous ne faisons rien.
Par agir
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Vendredi 11 décembre 2009 5 11 /12 /2009 23:07
Un écolier du primaire sur deux est inscrit à la cantine alors que les 2/3 des collégiens et lycéens y déjeunent quotidiennement.
Selon une enquête conduite auprés de 1400 enfants et adolescents par l'Association Consommation-Logement et Cadre de vie, il apparaît que 70,2% des écoliers et 51,5% des collégiens et lycéens trouvent que les repas servis sont bons. Mais, une majorité de ces adolescents (52,5%) déclarent avoir faim en sortant de la cantine contre 28,4% des élèves du primaire.
Le manque de temps laissé à la pause-déjeuner peut expliquer en partie ce phénomène. En effet, dans le secondaire, prés de 60% des élèves se restaurent en moins de 20 minutes, durée minimale généralement recommandée.
La restauration scolaire a encore des progrés à faire. Les menus préférés sont les quiches, les pizzas en entrée, les frites en garniture et les pâtisseries en dessert. Il ne faut pas oublier que la cantine est aussi un service public qui a une mission d'éducation alimentaire et, à ce titre, se doit mettre en oeuvre une politique de développement du goût. Mais, il faut du temps et moyens financiers et surtout la volonté de changer les pratiques culinaires.Pourtant, des écoles, collèges, lycées innovent et proposent des produits du terroir, des menus attractifs, variés, appétissants.Ils  sont malheureusement encore trop minoritaires.
Autre enseignement de l'enquête: le bruit. 9 écoliers du primaire sur 10 et 7 élèves sur 10 dans le secondaire considèrent que le restaurant scolaire est bruyant.Or, il faut savoir qu'un système nerveux exposé au bruit mettra , par la suite, une à deux heures pour retrouver son équilibre.
La cantine est un temps important qui a sa place dans une reflexion globale sur l'amélioration de notre Ecole. Ne l'oublions pas.  
Par agir
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /2009 23:02
Il existe en France, dans notre système éducatif, une inégalité tenace, celle des sexes. Une étude européenne vient encore une fois de le confirmer. Ainsi , les attitudes par rapport à la lecture: les garçons ont plus souvent des difficultés d'alphabétisation. Or, nous avons tendance à globaliser les statistiques. "Les filles, durant leur scolarité lisent plus vite  et mieux que leurs congénères masculins, redoublent moins qu'eux à tous les échelons du système éducatif, échouent moins dans l'obtention de qualifications, ont plus de mentions à tous les examens et diplômes, du second degré comme du supérieur" écrit Jean-Louis AUDUC dans une interview parue dans "le café pédagogique". Et pourtant, partout en Europe,certaines filières, comme le secteur médico-social sont perçues comme féminines,d'autres , comme masculines, les sciences par exemple. L'étude montre en outre que cette inégalité démarre dés la maternelle.
"L'attitude des enseignants et des éducateurs est trés importante si nous voulons modifier cet état de fait. Il faudrait, par ailleurs introduire aussi une large formation à l'égalité incluant les genres à l'attention des futurs maîtres". Mais, le sujet concerne également les parents. Changer leur regard est essentiel pour vaincre enfin les stéréotypes garcons/filles.  
Plus une société est égale en termes économiques et sociaux, plus la probabilité d'égalité entre les sexes dans l'éducation est élevée.Il reste cependant des cas surprenants. La plus grande fracture qui traverse notre paysage éducatif est celle des genres. Même la Finlande qui a des résultats pédagogiques surprenants voit l'écart garçons/filles se creuser.70% des femmes finlandaises sont diplômées de l'université contre 45% des garçons.
Pour lutter contre le développement de cette inégalité, une prise de conscience du corps enseignant dans son ensemble est sans doute nécessaire. Or, jusqu'à présent , seule l'éducation physique et sportive à pris cette préoccupation en compte dans sa reflexion pédagogique.
Parallèlement,"résoudre l'échec scolaire précoce, massif des  garçons , c'est redonner de l'ESPOIR et du sentiment commun d'appartenance à des jeunes en crise, en quête d'identité. Quel beau défi pour une société!" (J.L AUDUC).
Par agir
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